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• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par Sdu56, le 5 novembre 2015
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• [Foutage de gueule ?] “Il embauche 50 informaticiens mais manque de candidats” (Ouest France)
par MUNCI, le 5 novembre 2015
" Merci, Sdu56, pour votre message. Pourriez-vous nous indiquer dans quel média vous avez vu ce "renouvellement de campagne", comme vous dites, de (...)


Salaires : l’informatique et les SSII encore et toujours à la traine (enquêtes CNISF et APEC)
Publié le 8 septembre 2010
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > Emploi, marché du Travail
Mots-clés : Apec / Cnisf / Salaires / Salaires 2009
Nombre de visiteurs uniques : 25989 • Lien pérenne : https://munci.org/article1645.html


Source(s) : MUNCI (sources : CNISF/APEC), 08.09.2010
Lien à consulter : Enquête APEC 2010 : « Les salaires des cadres en 2009 »
Enquête CNISF Ingénieurs 2010

Le Cnisf a dévoilé au mois de juin dernier les résultats de sa 21e enquête sur la situation socio-économique des ingénieurs.
L’Apec, de son côté, vient de publier son étude complète sur les salaires des cadres en 2009.
Cette année encore, en terme de salaires médians et d’augmentations, les résultats sont peu flatteurs pour les fonctions de l’informatique… et constamment à la traine pour le secteur des services informatiques (SSII, éditeurs, sociétés de conseil en technologie).

NB : nous mettrons prochainement à jour cet article avec les résultats des dernières études CNISF et APEC, qui d’année en année, aboutissent exactement aux mêmes résultats.
A lire dans l’immédiat :
2013 : APEC, IESF (CNISF)
2012 : APEC, IESF (CNISF)


  1. ENQUÊTE CNISF (cf. rapport 2010)

Revue de presse :

Plus de 45 000 ingénieurs ont répondu cette année à l’enquête du “Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France”, renforçant la validité des résultats de cette enquête qui est devenue la référence en la matière.

  • Salaire médian annuel 2009 en fonction de l’activité dominante et de l’âge (page 74) :
Fonction Moins de 30 ans 30-44 ans 45-64 ans Ensemble
Systèmes d’information 37 100 € 53 000 € 75 000 € 50 154 €
Production et Exploitation 37 438 € 50 000 € 70 700 € 50 000 €
Etudes, développement et intégration 36 000 € 50 450 € 69 889 € 46 500 €
Support et assistance technique aux utilisateurs 35 750 € 50 000 € 65 077 € 50 000 €
Conseil en système d’information, maîtrise d’ouvrage 39 984 € 56 000 € 76 875 € 54 477 €
Direction, administration, gestion 40 000 € 67 000 € 87 000 € 76 559 €
Autre informatique 35 200 € 62 760 € n.s. 65 000 €

Autres salaires médians selon les grandes fonctions :
Direction générale : 111 282 €
Commercial, Marketing : 69 452 €
Administration, Gestion : 64 400 €
Divers autres : 57 647 €
Production et fonctions connexes : 53 000 €
Etudes, recherche et conception : 47 200 €
Enseignement : 44 706 €

COMMENTAIRES MUNCI :

1. Avec un salaire annuel médian de 50 154 €, l’informatique (les « Systèmes d’information ») se classe seulement comme la 6e fonction la plus rémunératrice sur les 8 grandes fonctions occupées par les ingénieurs (juste devant les fonctions « Etudes, recherche et conception » et « Enseignement : ») !

2. Avec un salaire annuel médian de 46 500 €, l’activité « Etudes, développement et intégration » se classe seulement comme la… 32e activité la plus rémunératrice sur les 36 activités dans lesquelles exercent les ingénieurs (juste devant les activités « Ingénierie, études techniques, essais » : 46 000 €, « Conception » : 45 000 €, « Recherche fondamentale » : 38 824 €, « Autre enseignement » : 34 339 €) !

  • Salaire médian annuel 2009 en fonction du secteur économique et de l’âge (page 75) :
Secteur Moins de 30 ans 30-44 ans 45-64 ans Ensemble
Services informatiques et services d’information 36 866 € 51 600 € 75 000 € 47 000 €

COMMENTAIRES MUNCI :

1. Avec un salaire annuel médian de 47 000 €, les services informatiques se classent seulement comme le… 25e secteur d’activité le plus rémunérateur sur les 29 secteurs d’activités dans lesquels exercent les ingénieurs (juste devant les secteurs « Activités pour la santé humaine : 45 000 € », « Recherche-développement scientifique » : 42 399 €, « Activités d’ingénierie, de contrôle et d’analyses techniques, etc » : 41 000 €, « Enseignement : 42 353 € ») !

2. La comparaison des salaires médians par tranches d’âge dans le secteur des services informatiques avec ceux de la fonction « Systèmes d’information » (page précédente) nous enseigne par déduction que les salaires médians des informaticiens dans les SSII sont inférieurs à ceux des informaticiens des entreprises utilisatrices quelque soient les tranches d’âge.

Pour conclure, on constatera que « le salaire médian des ingénieurs en 2009 était de 52 780 euros brut (et le salaire moyen de 63 014 euros), page 65 », là-encore un chiffre au-dessus des salaires médians de l’informatique…

NB : Qu’est ce qu’un salaire médian ?
La médiane est la valeur qui partage une série ordonnée en deux sous-ensembles égaux. La médiane est une caractéristique de position. Son avantage est de ne pas être affectée par les observations extrêmes. Ainsi, dans la série suivante, la moitié des salaires à l’embauche est supérieure à 45KEuros, qui représente donc la médiane, et l’autre moitié inférieure : 24 26 32 37 45 50 52 55 62

 2. ENQUÊTE APEC : « LES SALAIRES DES CADRES EN 2009 »

Revue de presse :

1. « Les salaires à l’embauche édition 2010 »

  • Pages 3 et 7 (méthodologie) :
    "Page 3 : 5 403 entreprises et cabinets de recrutement ayant confié au moins une offre à l’Apec au cours de l’année 2009 ont été interrogées. L’interrogation a concerné 6 203 offres. (…)
    Ces entreprises ont été interrogées sur : Le recrutement ; Le profil de la personne recrutée ; Le salaire à l’embauche ; Et si un écart a été constaté entre le salaire à l’embauche et la fourchette de salaires initialement envisagée, les raisons de cet écart. (…)
    Parmi ces offres, celles concernant les fonctions informatiques des SSII ont fait l’objet d’une interrogation spécifique. En effet, les procédures de recrutement des SSII ne permettent pas d’établir de lien formel entre les offres publiées et les recrutements".
    "Page 7 : L’étude traite de façon distincte les résultats des fonctions informatiques des SSII dans la mesure où, dans ce cas, les offres publiées peuvent être difficilement reliées à des recrutements.
    L’interrogation sur le recrutement et le salaire à l’embauche concerne le dernier recrutement en 2009 pour un poste cadre de même intitulé que celui d’une offre confiée à l’Apec en 2009. Les recruteurs sont sondés alors sur la confor­mité ou non du salaire d’embauche avec le salaire envisagé en amont du recrutement et non sur sa position par rapport à la fourchette indiquée avec l’offre."

    Lire à ce sujet : [Etude Apec] SSII, le trompe l’oeil de “l’effet pénurie” et Informatique : beaucoup d’offres mais un faible taux de recrutements (étude Apec)
  • Page 7 : principaux enseignements de l’étude

"Le salaire brut annuel moyen à l’embauche (hors ssii) s’élève à 36 keuros en 2009, sans changement en un an. 80% des salaires à l’embauche des cadres (hors commissions) sont situés entre 25 KEuros et 50 Keuros.
De son côté, le salaire médian se situe à 34 KEuros, ce qui signifie que 50% des salaires à l’embauche se situent en-dessous de 34 KEuros et les 50% restant au-dessus.

Un quart des rémunérations à l’embauche sont assorties de commissions, les fonctions Marketing, commercial et Activité tertiaire étant celles qui sont le plus concernées par ce système de commissionnement (à respectivement 57% et 36%).

Le salaire moyen des cadres à l’embauche varie entre 29 KEuros pour un jeune diplômé et 43 KEuros pour un cadre très expérimenté
L’expérience est un critère déterminant dans la fixation des salaires à l’embauche. Ainsi, le salaire à l’embauche d’un jeune diplômé (possédant moins d’un an d’expérience) se situe-t-il en moyenne à 29 KEuros alors qu’il est de 33 KEuros pour un jeune cadre (1 à 5 ans d’expérience), et de 39 KEuros pour un cadre ayant entre 5 et 10 ans d’expérience.
Chez un cadre plus confirmé encore, le salaire à l’embauche passe en moyenne à 43 KEuros. Les salaires à l’embauche sont toutefois plus dispersés chez ces derniers qu’ils ne le sont pour les jeunes diplômés. 80% des salaires à l’embauche des cadres très expérimentés (+10 ans d’expérience) se situent entre 28 et 60 KEuros tandis que 80% des rémunérations des jeunes diplômés sont comprises entre 22 et 35 KEuros."

  • Pages 8, 33-42 : LES SALAIRES À L’EMBAUCHE DANS LES SSII

"La rémunération moyenne à l’embauche des informati­ciens dans les SSII s’élève à 35 KEuros en 2009. Elle reste donc au niveau de la rémunération moyenne constatée en 2008. Comme l’an passé, la médiane (33 Keuros) est inférieure à la moyenne, ce qui est le signe d’un tassement des rémunérations vers le bas. 80% des salaires à l’embauche des informaticiens se situent entre 27 KEuros et 48 Keuros.

Comme pour l’ensemble des rémunérations à l’embauche, l’expérience de la personne recrutée joue un rôle central dans la fixation du salaire. La rémunération à l’embauche d’un jeune diplômé recruté sur une fonction informatique en SSII se situe en moyenne à 30 KEuros alors qu’elle s’élève à 34 KEuros pour un jeune cadre, 40 KEuros pour un cadre doté de 5 à 10 ans d’expérience et de 46 KEuros pour un cadre plus confirmé.

En matière de salaires à l’embauche dans les SSII, les cadres de plus de 10 ans d’expérience ont vu leur salaire à l’em­bauche baisser de manière sensible en une année, ce qui s’explique par le fait qu’ils aient été plus nombreux, parmi les recrutés, à être au chômage au moment de la réalisation de l’enquête.

Côté fonction, la rémunération moyenne à l’embau­che est plus élevée chez les informaticiens Systèmes, réseaux, data que chez les informaticiens de gestion (39 KEuros contre 34 KEuros). 80% des salaires à l’embau­che se situent dans la fourchette 29 KEuros - 51 KEuros pour les premiers, tandis que pour les seconds, 80% des salaires à l’embauche sont compris entre 27 KEuros et 48 KEuros.

Globalement, on relève que les salaires à l’embauche dans la fonction informatique de gestion sont très pro­ches de ceux constatés pour l’ensemble des fonctions informatiques, ce qui fait de cette fonction une valeur de référence."

Rémunérations brutes annuelles fixes à l’embauche en 2009 dans la fonction Informatique
En KeurosMoyenne1er DécileMédiane9e décile
Informatique de gestion 34 27 33 48
Systèmes, réseaux, data 39 29 37 51
Toutes fonctions informatiques 35 27 33 48
Toutes fonctions hors informatique 36 25 34 50

COMMENTAIRES MUNCI :
Les salaires moyens comme médians dans les SSII sont inférieurs à ceux du marché tous secteurs confondus.

Page 36 : les salaires à l’embauche sont conformes aux salaires envisagés en amont du recrutement
“En 2009, 77% des salaires sont déclarés conformes à ce qui était envisagé, 15% supérieurs et 8% inférieurs.”

Pages 38-39 : les salaires à l’embauche sont proches des fourchettes envisagées
“Quelle que soit la fonction prise en compte, on constate une très légère distorsion entre le niveau de salaire envisagé et celui des rémunérations à l’embau­che : 2 KEuros de différence tant pour les informati­ciens de gestion que pour les informaticiens Systèmes, réseaux, data. La différence, à la hausse côté informati­ciens Systèmes, réseaux et data, atteste leur plus grande capacité de négociation, comparé aux informaticiens de gestion.”

Pages 39-40 : le niveau d’expérience est le principal motif des ajustements
“Concernant les motifs explicatifs des ajustements à la hausse, le manque de candidatures qui est lui-même attaché à la moindre mobilité des cadres en poste arrive comme en 2008 en première position (à 34%, soit +13 points). Il est suivi par le niveau d’expérience qui est lui aussi davantage cité qu’en 2008 (29% contre 19%). De son côté, le niveau de compétence joue moins qu’en 2008 en faveur d’une hausse des salaires. Il se posi­tionne en cinquième position des facteurs explicatifs (alors qu’il était en troisième place en 2008), et n’est mentionné que par 8% des recruteurs (contre 18% en 2008).”

Page 40 : les profils sont moins expérimentés que ce qui était requis
“Confirmation des raisons évoquées, seuls 62% des recru­tés ont une expérience équivalente à celle souhaitée en amont du recrutement. Dans 24% des cas, celle-ci est sous-dimensionnée. 82% des cadres recrutés ont un diplôme correspondant à celui recherché par les entre­prises et seuls 11% ont un diplôme moins élevé alors qu’ils étaient 17% dans ce cas en 2008, ce qui atteste une plus grande rigidité des employeurs. Dans 82% des cas aussi, le diplôme qu’ils ont obtenu est de nature équivalente à celle attendue. Au final, les écarts ne sont considérés importants que par une faible proportion de recruteurs (7%)”.

Ecart entre le profil recherché et celui de la personne recrutée %
Il n’y a pas d’écart 61%
Un écart faible 31%
Un écart important 7%
Nsp 1%

COMMENTAIRES MUNCI :
85% des salaires à l’embauche sont équivalents ou inférieurs aux salaires envisagés en amont du recrutement, de même 92% des recruteurs estiment que l’écart entre le profil recherché et celui de la personne recrutée est nul ou faible :
…de toute évidence les « difficultés de recrutement » sont fortement à relativiser dans l’informatique !



2. « Evolution de la rémunération des cadres - Edition 2010 »

Page 15 : Les salaires médians selon la fonction (en keuros)

Fonction Salaire médial (en Keur)
Direction d’entreprise 75
Production industrielle 52
Commercial, marketing 50
Gestion, finance, administration 48
Services techniques 47
Informatique 46
Etudes, R&D 45
Ressources humaines 43
Communication, création 42
Santé, social, culture 37

COMMENTAIRES MUNCI :
L’informatique se classe comme la 6e fonction la plus rémunératrice sur les 10 grandes fonctions étudiées par l’APEC avec un salaire médian de 46Keur.

Page 29 : Evolution de la rémunération annuelle brute (fixe + variable) des cadres en 2009 par fonction (en %)
"Par rapport à l’année précédente, la part des cadres augmentés a diminué dans la totalité des fonctions, les plus fortes baisses concernant la fonction Informatique (de 52 % des cadres augmentés en 2008 à 34 % en 2009).
60% des cadres de l’informatique ont vus leur salaires stagner et 6% diminuer."

Page 33 : Evolution de la rémunération annuelle brute (fixe + variable) des cadres en 2009 selon
le secteur d’activité (en %)

“64% des cadres des « Activités (services) informatiques (SSII, éditeurs) » ont vus leur salaires stagner en 2009 : c’est le pourcentage record parmi tous les secteurs d’activité. Seuls 29% d’entre eux ont connus une augmentation.”

Page 66 : Rémunération annuelle brute (fixe + variable en keuros) par fonction détaillée

Fonction Moyenne 1er décile Médiane 9e décile
Direction informatique 70 43 65 105
Exploitation, maintenance informatique 50 34 44 72
Informatique de gestion 46 33 43 65
Informatique industrielle 45 33 42 58
Informatique web, sites et portails Internet, multimedia 44 31 40 59
Maîtrise d’ouvrage et fonctionnel 50 35 47 70
Système, réseaux, données 49 34 45 70

Page 67 : Rémunération annuelle brute (fixe + variable en keuros) par secteur

COMMENTAIRES MUNCI :
Le secteur des « Activités (services) informatiques (SSII, éditeurs) » se classe seulement comme le 24e secteur le plus rémunérateur sur les 28 secteurs étudiées par l’APEC avec un salaire médian de 44 Keur (juste devant les secteurs : Activités des organisations associatives et administration publique (42), Ingénierie (42), Activités juridiques et comptables (40), Formation initiale et continue (40)) !
A l’instar de l’enquête CNISF, on constate que le salaire médian dans ce secteur est nettement inférieur à celui de la fonction informatique (cf. page 15), donc par déduction à celui du salaire médian des informaticiens des entreprises utilisatrices…



3. « Pratiques de rémunération des cadres dans les entreprises en 2010 »

Page 15 : Les « packages » de rémunération proposés par les entreprises à leurs cadres
"Les primes sur objectif collectif (de département, de service, d’équipe…) sont moins courantes et ne concernent que 29% des entreprises.
Enfin, les commissions sur le chiffre d’affaires concernent essentiellement certaines catégories spécifiques de cadres, principalement les commerciaux.
Cet élément de rémunération est proposé globalement par 36% des entreprises,
proportion qui atteint 59% dans les Activités informatiques, 49% dans l’Industrie automobile, électrique et mécanique et 47% dans le Commerce."

COMMENTAIRES MUNCI :
Le secteur des « Activités (services) informatiques (SSII, éditeurs) » devient le secteur où la commission en fonction du CA est l’élément de rémunération variable le plus répandu, avant même le commerce !! Ce qui traduit une individualisation des salaires à l’extrême qui est totalement inacceptable au égard de ce qui suit…

Page 23 du pdf : type d’augmentations accordées aux salaries cadres selon le secteur d’activité de l’entreprise (en% d’entreprises qui distribuent des augmentations)
“Parmi les entreprises des activités informatiques qui distribuent des augmentations en 2010 (2009), 31% (37% en 2009) ont procédé à des augmentations générales et 100% (96% en 2009) à des augmentations individuelles.”

COMMENTAIRES MUNCI :
31% d’augmentations générales dans les entreprises des « Activités (services) informatiques (SSII, éditeurs) » : un pourcentage non seulement éloigné des 46% d’entreprises tous secteurs confondus qui ont procédé à de telles augmentations, mais surtout un pourcentage qui est le plus bas des 12 secteurs d’activité étudiés !

Pour finir, le baromètre ActiveTechPros des salaires moyens des professionnels de l’informatique en Europe nous apprend que, par rapport à ses voisins européens, la France se classe en queue de peloton, nettement derrière l’Allemagne et la Belgique…

Quant à la comparaison avec les salaires de l’IT aux USA, c’est le jour et la nuit…
Voir : http://www.blog-note.com/salaires-m&hellip ;
Et plus récemment : http://www.lefigaro.fr/emploi/2012/&hellip ;

 CONCLUSIONS & SOLUTIONS

Contrairement à certaines idées reçues (…), les métiers de l’informatique sont donc moins rémunérateurs que la moyenne.
Ceci est particulièrement vrai dans le secteur des services informatiques où les salaires sont clairement à la traine non seulement par rapport aux salaires des informaticiens dans les DSI mais surtout par rapport aux autres secteurs d’activité.
Force est de voir que les (prétendues) “difficultés de recrutement” n’entrainent d’ailleurs aucune augmentation salariale…

Dans les SSII, la situation salariale est tendue depuis plusieurs années et devient franchement intolérable avec la reprise de l’inflation.
Bon nombre des conflits sociaux ayant secoué la Branche ces dernières années étaient liés, entre autres, à des revendications salariales.
Extrait de l’étude Dares publiée le 8 juin 2010 (Dares Analyses - Juin 2010 - N° 033) :
"GRÈVES DANS DES BRANCHES PEU HABITUÉES AUX CONFLITS COLLECTIFS
(…) L’analyse par branches professionnelles fait ressortir une augmentation significative des arrêts collectifs de travail dans certaines branches jusqu’alors peu concernées par les grèves. Ainsi, 2,5 % des entreprises de 10 salariés ou plus dont la convention collective principale relève des branches « bureaux d’études et prestations de services aux entreprises » ont connu au moins une grève ou un débrayage en 2008. Elles étaient moins de 0,5 % en 2007. Dans ces branches, les salariés des centres d’appel et des entreprises de conseil et de maintenance informatique se sont notamment mobilisés en 2008 sur les thèmes des salaires, des conditions de travail et de l’emploi."

SOLUTIONS PRÉCONISÉES PAR LE MUNCI :

Dans notre secteur, la valeur ajoutée de nos sociétés repose uniquement sur NOS emplois et NOS compétences : aussi devons-nous EXIGER un partage des richesses plus ÉQUITABLE avec nos managers et nos commerciaux ! Tant qu’un tel déséquilibre subsistera au niveau des rémunérations, nos métiers continueront par ailleurs à subir un déficit d’attractivité

La revalorisation des métiers techniques, souhaitée par tous, passe donc nécessairement par une revalorisation de leurs salaires parallèlement à une “rationalisation” de ceux des commerciaux/managers.

Il s’agit également de :

  • développer des offres de prestations à plus forte valeur ajoutée que les prestations en régie (assistance technique…) : il est compréhensible en effet que les clients ne payent pas davantage pour ce qui relève souvent d’un simple “prêt de main d’oeuvre” (plus ou moins légal), qui plus est de main d’oeuvre généralement débutante… (à lire)
  • s’attaquer aux problèmes de sous-traitance en cascade et de politiques de référencement des grands comptes qui ont pour effet de tirer les marges (et donc les salaires) vers le bas, sans parler de certaines “dérives commerciales” (à lire)
  • valoriser davantage l’expertise des salariés comme des freelance : favoriser la mobilité professionnelle (2nde partie de carrière…), promouvoir le poste de “développeur senior” comme c’est le cas aux USA, favoriser l’accès aux certifications de haut niveau…
  • combattre le dumping social dans les SSII engendré par l’offshore et, encore trop souvent, par l’immigration économique d’informaticiens en provenance des pays à bas coûts, ainsi que par le recours abusif à des stagiaires placés sur des projets commerciaux (au forfait et parfois même en régie chez les clients)…
  • faire respecter la loi ! A l’heure où les inégalités de rémunération sont particulièrement fréquentes dans nos SSII et sociétés de conseil (notamment du fait de l’individualisation des rémunérations), un arrêt important de la Cour de Cassation (Cass.soc., N°08-40.059, 27 février 2009) remet certaines pendules à l’heure.
    Sur le principe du « à travail égal, salaire égal », seuls des critères objectifs, pertinents et vérifiables autorisent l’employeur à des différences de rémunération.
  • développer de nouveaux modèles de sociétés de services informatiques basés sur les principes de transparence et d’équitabilité du “commerce équitable” (ex. systèmes de coopérative Scic/Scop) où la partie commerciale est réduite à sa plus simple expression et où les salaires sont généralement plus élevés… (à lire : Le commerce équitable gagne les services informatiques)

L’augmentation des minima salariaux conventionnels Syntec est également indispensable mais surtout dans le but de lutter contre les problèmes persistants de dumping social dans certaines sociétés (notamment par l’immigration économique…).
Son effet sur la hausse des salaires serait plus incertain sachant que le problème des rémunérations se pose essentiellement pour les salariés confirmés/seniors (la plupart des SSII faisant, comme chacun sait, leurs marges sur les débutants… d’où les problèmes d’employabilité des seniors).

De même, le respect de la classification conventionnelle Syntec est tout aussi important : trop de salariés de la branche sont mal positionnés dans la grille de classification permettant aux employeurs de ne pas les rémunérer à leur juste valeur", mais nous y voyons là moins une cause… qu’une conséquence.



PS :

Autres études (beaucoup moins exhaustives) sur les rémunérations dans l’informatique entre 2009 et 2010 :


NOTE MOYENNE DES INTERNAUTES :
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