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par Sdu56, le 5 novembre 2015
" Bonjour, je n'ai de lien pour l'instant malheureusement, car ce nouvel article a été publié dans la version papier du journal Ouest France, édition (...)

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par MUNCI, le 5 novembre 2015
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[Tribune] De la pérégrination des informaticiens en général et de ceux des backoffice en particulier
Publié le 16 octobre 2013
Rubrique : DIVERS > Tribunes libres
Mots-clés : Avenir des informaticiens / Back office
Nombre de visiteurs uniques : 2246 • Lien pérenne : https://munci.org/article2100.html


Source(s) : Ali Shariatian, 16.10.2013
Lien à consulter : BLOG “Tribune des informaticiens” de Ali Shariatian
Qu’y a-t-il de commun entre un informaticien, un roman de Dostoïevski, une pièce de théâtre de Shakespeare et un film de Kurosawa ? C’est l’errance des personnages qui sont pris perpétuellement dans des urgences, des questions de vie ou de mort, mais en même temps obsédés par une question encore plus urgente et fondamentale, sans savoir laquelle…

Et c’est cette question qui les taraude, même pendant les pires urgences. Même quand il y a le feu, quand il y a un grand danger, quand il faut partir sous peine de mourir, les personnages s’arrêtent en sachant qu’il y a encore quelque chose de plus impérieuse. Il y a un problème plus profond, mais ils ne savent pas lequel. Tout est en train de bruler mais ils sont obnubilés par encore autre chose, sans s’en rendre compte.
Les sept Samouraï - de Kurosawa - acceptent de défendre un village ; les personnages sont pris alors dans des situations impossibles, mais d’un bout à l’autre du film ils sont travaillés par une question plus profonde. Et cette question sera révélée à la fin du film, par le chef des Samouraïs quand ils quittent le village : « qu’est ce qu’un Samouraï ? », non pas en général, mais à cette époque là ? A savoir quelqu’un qui n’est plus considéré : les seigneurs n’en ont plus besoin, et les paysans vont bientôt savoir se défendre seuls. Et pendant tout le film, malgré l’urgence de la situation, les Samouraïs sont hantés par cette question : « nous autres Samouraï, qu’est ce que nous sommes ? ».

Un informaticien est pris constamment dans des urgences, doit jongler chaque jour entre ses collègues, les métiers, l’AMOA, les bugs, les projets, les budgets, le planning, le DAF, voire la DG ; et en même temps il est typiquement dans cette situation Shakespearienne, où il est hanté - consciemment ou inconsciemment - par un problème profond qui se cache derrière toutes ces urgences.

Dans les années fastes (70 & 80), l’informatique était fun, excitante, inventive. Les informaticiens se sentaient investis d’une mission noble, celle de faciliter la vie, de construire de nouvelles choses, d’apporter de la fraîcheur, de l’intelligence, de décloisonner le savoir. Aujourd’hui cette fraîcheur se tourne principalement vers le Web, le front office, le design, les startups et les technologies glamour. Les profils jeunes et ambitieux vont plutôt vers ces secteurs. Et l’informatique de gestion, elle, devient une affaire de technicien de surface, de garagiste, d’épicier, de guichetier, bref un vaste marécage d’ennuis et d’irritations.

Pire, l’existence de la plupart des informaticiens est calée sur une essence mal définie et mal comprise ; une sorte de piège existentiel. Le drame est le poids abrutissant de cette situation qui oblige la majorité des informaticiens à supporter leur lot quotidien avec un stoïcisme résigné.

Dans ce contexte, l’une des manières de revaloriser un informaticien – et donc l’entreprise qui l’abrite - est la définition d’une nouvelle promesse, à travers les usages du numérique dans les années à venir.

Que l’on soit dans une SSII, chez un éditeur, ou dans une DSI, le client final n’est autre qu’une entreprise ou un particulier à travers les offres d’une entreprise (B2B ou B2C, même combat).

Et ce qui intéresse l’utilisateur final est l’usage du Numérique.

Mais les usages innovantes du numérique ne peuvent foisonner que lorsque la promesse basique d’un informaticien, à savoir faire fonctionner l’IT, est correctement respectée.

Or il existe une impasse structurelle derrière l’IT qui dysfonctionne : « quelle est la raison d’être de l’IT, non pas aux yeux des informaticiens, mais vue par la DG de l’entreprise ? ».

Nous n’avons jamais vu une seule organisation où les enjeux des informaticiens étaient précisément décrits.
En revanche, les objectifs et les résultats prolifèrent : baisse de coûts, gestion de risques, turn-over, sortir tel projet pour telle date etc.
Mais un indicateur de résultat n’est pas un enjeu ; un objectif ne constitue pas un enjeu.
« L’état, c’est moi ! » : La DG s’attend à ce que les informaticiens soient intéressés par les objectifs qu’elle leur impose, juste par autorité ou par magie !
Or Inter esse, signifie être dedans ; et pour être intéressés par les objectifs de la DG, il faut que l’informaticien admette que le « jeu » mérite d’être joué, et que les « enjeux » méritent d’être poursuivis. Sauf que les « jeux » sociaux sont des jeux qui se font oublier en tant que jeux. Si la DG trouve sérieux, voire vitaux, les jeux de l’entreprise, c’est parce qu’elle a le sens du jeu. Tandis qu’un salarié n’a in fine rien à faire de l’entreprise, ce qui compte avant tout c’est lui-même - sinon il serait entrepreneur et non salarié.

Ce qui est alors vécu avec l’évidence de la certitude à la DG, possédée par le jeu social de l’entreprise, peut être une absurdité pour un salarié qui n’est pas dans le jeu.
Bref, ce qui fait transpirer un DG n’est pas la même chose que ce qui fait courir un DSI ou un informaticien.
C’est donc le rôle de la DG de définir une vision du numérique, pour définir ensuite les enjeux ou les ambitions associés dans son entreprise (les objectifs viendront après).

Les ambitions de l’informatique seront alors de transformer ou d’améliorer quelque chose (vie des utilisateurs, compétence des informaticiens, développer l’entreprise etc.), et non pas de respecter des objectifs vides de sens.

Et n’oublions jamais que ce qui donne de la valeur à une organisation est l’idée qui se cache derrière.
L’idée - ou l’essence - de l’informatique dans l’entreprise constitue la passion qui va couler dans les veines de cette structure pour en faire quelque chose de vivant.

Et c’est seulement à ce moment qu’on peut donner un avenir correct aux dizaines de milliers des sacrifiés de l’informatique back-office.
En effet, les bons pères de familles sont cantonnés dans le back-office, contrairement aux navigateurs et autres enfants de défis se sont engouffrés dans le front-office, le web, les réseaux sociaux.

Ces mêmes bons pères de familles qui étaient branchés à leur époque, sont en passe d’être remplacés par une nouvelle génération connectée, plus libre, plus cynique et surtout moins coûteuse en salaire.

Or il est impossible de créer, de transformer et de personnaliser comme le veulent les jeunes, sans rationaliser et structurer comme le veulent leurs ainés. Autrement dit, pas de jeu, de fun ou de plaisir, sans effort préalable, entrainement et sacrifices.

Une entreprise gagnante dans le numérique sera celle qui arrivera à allier l’effort du sachant à l’innovation de l’apprenant.
Autrement dit la mission d’un département informatique est de garder le meilleur du passé, tout en devenant ce qu’elle n’est pas.

Avis aux DG : pour mettre des innovations numériques dans votre business modèle, prenez d’abord soin de votre back-office et des informaticiens qui le font vivre !

CQFD.

Ali Shariatian


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