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Circulaire Guéant du 31 mai 2011 : pour un maintien partiel
Publié le 17 novembre 2011, mis à jour le 5 janvier 2012
Rubrique : DOSSIERS, POSITIONS > Immigration professionnelle, libéralisation des services
Mots-clés : Immigration professionnelle
Nombre de visiteurs uniques : 5337 • Lien pérenne : https://munci.org/article1777.html


Le MUNCI demande un maintien partiel (“sous conditions”) de la circulaire Guéant du 31 mai 2011 qui apporte de nouvelles consignes aux préfets pour une meilleure maîtrise de l’immigration professionnelle via une approche “plus sélective et plus qualitative”.
Si l’essentiel du texte est à conserver, nous considérons cependant que les jeunes diplômés étrangers doivent pouvoir continuer à bénéficier de l’autorisation provisoire de séjour (APS) pendant 6 mois pour chercher un poste, puis obtenir sans difficulté un titre de séjour professionnel en cas d’embauche.

MAJ 05.01.2012 : nouvelle circulaire pour les diplômés étrangers

  • Une nouvelle circulaire pour les étudiants|diplômés étrangers
  • “Bienvenue aux étudiants étrangers” (Les Echos, 05.01.2012)

    Extrait :

    “Le mal, cependant, n’a pas été si grand qu’on a voulu le dire. Car, même si les préfets ont rejeté, en fin d’année, quelques centaines de demandes d’embauche, la réalité est que la France n’a jamais accordé autant d’autorisations de travail à des diplômés étrangers qu’en 2011. Elles ont même été 20 % plus nombreuses qu’en 2010, a rappelé hier Laurent Wauquiez. Et l’enseignement supérieur français accueille désormais 58.000 étudiants non communautaires, contre 50.000 il y a deux ans…”

    Conclusion : si l’image de la France ressort écornée après la “circulaire Guéant”, la faute en revient aussi largement à nos (GRANDS) MÉDIAS qui ont fait preuve et continuent à faire preuve d’une fantastique DÉSINFORMATION DE MASSE en évoquant fréquemment “l’interdiction ou la fermeture totale de notre marché du travail aux jeunes diplômés étrangers”…

MAJ 12.12.2011 : sondage du Point

Sondage public paru sur le site du Point (totalisant près de 12 000 réponses) :

(il est d’ailleurs étonnant qu’aucun vrai sondage d’opinion n’ait été réalisé sur cette “circulaire de la discorde”… certains redouteraient-ils la réponse des français ?)

Les sénateurs débattront bientôt d’une circulaire contestée du ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, qui invite les préfets à restreindre les autorisations de travail accordées à des étudiants étrangers à l’issue de leurs études en France. Près de 500 jeunes diplômés pourraient être renvoyés dans leur pays malgré une offre d’emploi qui correspond à leur formation. Qu’en pensez-vous ? (11953 votants)

  • Il faut donner la priorité aux étudiants français, puisqu’à qualification égale, ils peinent à s’insérer sur le marché du travail. Les étrangers sont les bienvenus pour étudier en France, mais c’est dans leur pays d’origine qu’ils doivent exercer les compétences acquises. (6244 votants) : 52.2 %
  • Pourquoi ne pas accepter les étudiants étrangers que l’on a formés ? Mélanger problème d’immigration et gestion des potentiels intellectuels est une faute économique majeure : nous avons besoin de toutes les compétences. (2991 votants) : 25 %
  • Cela menacera les partenariats entre écoles et universités, et rendra les formations françaises moins compétitives dans le monde. Les étudiants français seront les premiers touchés. (697 votants) : 5.8 %
  • C’est une mesure politicienne, il n’y a pas de problème : la plupart des étudiants étrangers viennent acquérir en France des compétences de haut niveau dont nous manquons. Ils ne seront donc pas en concurrence avec la plupart des étudiants français. (2021 votants) : 16.9%


Le MUNCI comprend mais regrette ce vote majoritaire des 52.2% de votants qui, de notre point de vue, ne s’apprécie pas dans le contexte précis dans lequel se situe ces jeunes diplômés étrangers
En effet, comme nous l’indiquons plus bas :

  • ces jeunes diplômés étrangers n’entrent PAS en concurrence avec les jeunes diplômés français et leur embauche répond à un vrai besoin des entreprises françaises (…)
  • le dumping social qui accompagne, voire justifie, assez fréquemment le recours à l’immigration dans les métiers de l’informatique ne concerne PAS le cas de ces jeunes diplômés étrangers (…)
    (…)

  • MAJ 24.11.2011 : réactions du gouvernement

    • Travail des étudiants étrangers : François Fillon clarifie la situation (sur nos forums)
    • Communiqué de presse CPU CGE CDEFI
    • L’Etat ne restreint pas les visas des étudiants étrangers (Claude Guéant, Le Monde)
    • Laurent Wauquiez corrige le tir sur la “circulaire Guéant” (Reuters)

      Extraits :
      « (…) ces étudiants peuvent demander à bénéficier de l’autorisation provisoire de séjour prévue à l’article L.311-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, afin d’acquérir en France une première expérience professionnelle, sans que la situation de l’emploi leur soit opposable et sans qu’il y ait lieu, par conséquent, de tenir compte de la liste des métiers ’en tension’. »
      « Sous réserve que ces étudiants aient un poste et une rémunération correspondant à leur qualification, la France considère que ces talents, dans la formation desquels elle a investi, représentent un atout pour elle. En revanche, les abus manifestes, les parcours incohérents ou les pratiques de ’dumping social’ ne sauraient ouvrir droit à un changement de statut. »
      De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, déclare « se fixer jusqu’à la fin d’année pour avoir résolu tous les cas difficiles, ce qui [lui] semble atteignable », lors d’un point presse au MESR, mercredi 23 novembre. « Le dossier des étudiants étrangers en France est en train d’avoir une issue positive », précise le ministre, qui fait état de « 500 cas identifiés » par la CPU, par la CGE et par la Cdefi. « Plus de la moitié ont d’ores et déjà été résolus en un mois ».
      Enfin, Claude Guéant insiste sur le fait que « la circulaire du 31 mai 2011 ne fait que rappeler la loi de 2006, qui crée pour les titulaires de master et de doctorat un droit à un titre de séjour salarié d’une durée de six mois afin de faciliter une première expérience professionnelle dans une activité correspondant aux enseignements suivis ». Selon lui, la circulaire « ne crée aucune restriction à ce droit. Les services de l’Etat apportent de surcroît une attention particulière à ce que le recours à l’immigration professionnelle ne soit pas une manière de servir des salaires inférieurs au niveau du marché. »

    Le MUNCI considère que la circulaire Guéant du 31 mai 2011 est globalement positive dans la mesure où elle invite les préfets à plus de vigilance dans le cadre des processus de recrutement des travailleurs étrangers (=> vérification renforcée de l’employeur, de l’adéquation entre l’offre d’emploi et le profil du candidat, du niveau de rémunération proposé… lire à ce sujet : Les demandes d’autorisation de travail vont être instruites avec plus de rigueur).

    Elle s’efforce notamment de vouloir faire respecter strictement l’article R.5221-20 du Code du Travail qui prévoit que pour accorder ou refuser une autorisation de travail, le préfet prend en compte notamment les éléments d’appréciation suivants :

    • alinéa 1 : “La situation de l’emploi dans la profession et dans la zone géographique pour lesquelles la demande est formulée, compte tenu des spécificités requises pour le poste de travail considéré, et les recherches déjà accomplies par l’employeur auprès des organismes de placement concourant au service public du placement pour recruter un candidat déjà présent sur le marché du travail”
    • alinéa 5 : “Les conditions d’emploi et de rémunération offertes à l’étranger, qui sont comparables à celles des salariés occupant un emploi de même nature dans l’entreprise ou, à défaut, dans la même branche professionnelle”

    Voici les principaux points de cette circulaire :

    1) Conditions de délivrance des autorisations de travail
    1.1 – Vérification concernant l’employeur
    (…)
    Vous veillerez à une stricte application des critères mentionnés à l’article R.5221-20 du code du travail.
    1.1.2 – Seront écartées les demandes d’autorisation de travail présentées par des employeurs qui ont méconnu la législation relative au travail et à la protection sociale.

    1.2. – Vérifications relatives à l’emploi concerné
    1.2.1 – Seront écartées, sous réserve d’un examen individuel des dossiers et de la prise en compte de situations exceptionnelles, les demandes d’autorisation de travail pour des emplois pour lesquels la situation de l’emploi ne justifie pas l’introduction d’un travailleur étranger sur le marche du travail, soit en raison d’un taux de tension insuffisamment élevé, soit en raison de la possibilité de former, dans des délais très brefs, des demandeurs d’emploi résidant régulièrement en France pour répondre à l’offre de travail présentée.

    1.2.2 – Seront écartées les demandes d’autorisation de travail de l’employeur qui n’aura pas procédé à une recherche effective dans le bassin d’emploi concerné pour satisfaire son offre d’emploi. Cette recherche est obligatoire.

    1.2.3 – Vous examinerez l’adéquation entre l’offre d’emploi et le profil du candidat et les termes du contrat de travail proposé.
    Vous vérifierez aussi les conditions de travail et la rémunération mentionnées dans le contrat de travail qui doivent correspondre aux usages dans le métier pour ce type d’emploi. Il est donc nécessaire de vérifier, non seulement le respect des conditions prévues par la convention collective à laquelle est soumise l’entreprise, mais aussi le respect des conditions habituelles dans le métier, car elles peuvent différer positivement des conditions minimales prévues dans l’accord de branche. En effet, aux termes du 5° de l’article R.5221-20 du code du travail : « Les conditions
    d’emploi et de rémunération offertes à l’étranger (…) sont comparables à celles des salariés occupant un emploi de même nature dans l’entreprise ou, à défaut, dans la même branche professionnelle. »
    Vous pouvez, afin de connaître les usages dans le métier, prendre l’attache des chambres de commerce et d’industrie ou les organisations représentatives de salariés et d’employeurs.

    2) Examen des demandes de changement de statut
    Vous veillerez à examiner avec une particulière attention l’adéquation du diplôme avec l’emploi proposé.
    (…)
    Par ailleurs, la vigilance porte également sur le renouvellement du titre de séjour.
    (…)

    Seuls quelques passages de la circulaire donnent des consignes trop interprétatives en ce qui concerne la procédure de changement de statut étudiant => salarié (“l’exception prévue pour les étudiants qui sollicitent une autorisation provisoire de séjour dans le cadre d’une recherche d’emploi doit rester rigoureusement limitée”, “la procédure de changement de statut (étudiants demandant un titre de séjour professionnel) devra faire l’objet d’un contrôle approfondi”)…

    Ceci entraîne des refus de changement de statut pour des jeunes diplômés étrangers généralement très qualifiés, suscitant un vaste mouvement de protestation.
    A lire : http://www.lepoint.fr/billets-de-la-moderation/les-diplomes-etrangers-pour-qui-sont-ils-un-probleme-17-11-2011-1397482_354.php | http://www.usinenouvelle.com/article/les-diplomes-etrangers-menaces-d-ostracisme.N159302 | http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/17/97001-20111117FILWWW00426-circulaire-gueantrappel-a-la-loi-de-2006.php | http://www.vousnousils.fr/2011/11/02/etudiants-etrangers-wauquiez-defend-la-circulaire-gueant-515891 | http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/11/17/01016-20111117ARTFIG00697-des-cerveaux-etrangers-esperent-travailler-en-france.php | http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/ma-trise-l-immigration-professionnelle-france-se-prive-meilleurs-ambassadeurs-171555 | http://www.francesoir.fr/actualite/societe/circulaire-gueant-senat-entre-dans-debat-157370.html | http://fr.news.yahoo.com/les-dipl%C3%B4m%C3%A9s-%C3%A9trangers-en-col%C3%A8re-contre-la-circulaire-093035722.html | http://www.francesoir.fr/actualite/politique/circulaire-gueant-diplomes-etrangers-toujours-en-colere-156140.html | http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/les-etudiants-etrangers-diplomes-manifestent-pour-la-mobilite-internationale_1050339.html | http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/peut-on-se-passer-des-diplomes-etrangers_1045871.html | http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/diplomes-etrangers-la-france-doit-rester-attractive_1049923.html | http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/72606/date/2011-11-04/article/circulaire-gueant-31-mai-etudiants-etrangers/ | http://pro.01net.com/editorial/544682/immigration-professionnelle-les-refus-de-visa-se-multiplient-en-ssii/ | http://www.silicon.fr/emploi%C2%A0-additeam-interdit-de-recrutement-63262.html

    Voir aussi : PROPOSITION DE RÉSOLUTION DU SÉNAT relative au séjour des étudiants étrangers diplômés

    Le Gouvernement dément toutefois l’ampleur du phénomène :
    « 5 700 autorisations de changement de statut ont été accordées jusqu’ici » à des diplômés étrangers leur permettant de passer du statut d’étudiant à celui de salarié. Cela représente « une augmentation de 35 % par rapport à l’année dernière », indique Claude Guéant. « Ce qui se passe dans la réalité est donc tout le contraire de ce qu’on nous reproche ».
    Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait lui-même assuré le 11 octobre 2011 qu’il n’y avait pas « de politique de fermeture brutale, massive ou aveugle », puisque « 5 600 » étudiants étrangers formés en France avaient reçu une autorisation de travail entre janvier et septembre 2011, contre « 4 200 » sur la même période en 2010.


    Face à ces refus, le MUNCI apporte cependant son SOUTIEN aux jeunes diplômés étrangers.

    Nous constatons en effet :

    • que ces jeunes diplômés étrangers n’entrent PAS en concurrence avec les jeunes diplômés français et que leur embauche répond à un VRAI besoin des entreprises françaises : ce ne sont pas des “emplois perdus” pour les jeunes diplômés français car, à CV et salaire équivalents, un employeur choisira toujours (principalement pour des raisons administratives et de communication) le jeune diplômé français au jeune diplômé étranger (sauf cas particuliers : compétences linguistiques, développement à l’international…etc).
    • que le dumping social qui accompagne, voire justifie, assez fréquemment le recours à l’immigration dans les métiers de l’informatique ne concerne visiblement PAS le cas de ces jeunes diplômés étrangers mais essentiellement les embauches directes et les détachements d’informaticiens depuis les pays à bas coûts.
      Le risque de dumping salarial subsiste toutefois sachant que le salaire minimum en cas de conclusion d’un contrat de travail au cours de l’APS est seulement d’1,5 fois le SMIC : on peut donc craindre, en l’absence de contrôles renforcés, que certains jeunes diplômés étrangers acceptent des postes sous-payés (mais aussi des “stages abusifs”) pour rester travailler en France avant un hypothétique retour à meilleur fortune…

    De même, à moins de mettre en œuvre un vaste plan de formation des demandeurs d’emploi (français ou étrangers) aux TIC, nous considérons qu’il n’y a PAS LIEU de restreindre le flux d’étudiants étrangers dans les filières de formation en informatique : sans ces ressources humaines particulièrement nombreuses en provenance des pays du Maghreb, mais aussi d’Afrique noire et de Chine, il y aurait une RÉELLE pénurie de jeunes diplômés en informatique dans notre pays (ce qui n’est actuellement pas le cas de notre point de vue, à lire : Les “difficultés de recrutement” en informatique et la “pénurie d’informaticiens” : entre mythe et réalités).

    Pour autant, nous estimons que la solution n’est PAS dans le retrait total de la circulaire Guéant qui appelle à davantage de contrôle et de rigueur dans les processus de recrutement des travailleurs étrangers.

    La solution pourrait donc être :
    - soit de transmettre de nouvelles consignes aux préfets pour ne plus bloquer exagérément ces changements de statuts
    - soit une réécriture partielle de la circulaire en supprimant les quelques passages litigieux
    .



    PS :

    A noter que la France est loin d’être le seul pays au monde qui freine partiellement l’immigration économique face à la crise :
    - Immigration : la Suisse réintroduit des contingents pour 8 pays européens
    - GB : les jeunes Britanniques prioritaires pour l’emploi devant les immigrés
    - La Hollande veut moins d’étudiants étrangers
    - Le Canada veut que les immigrants fassent valider leurs compétences
    - Australie : Le gouvernement resserre les règles d’immigration des travailleurs qualifiés
    - Québec : Nouvelles orientations pour l’immigration et India wants Canada to remove visa hurdles for IT professionals (de plus selon cet article, la durée moyenne d’attente des étrangers pour entrer sur le marché du travail québecois des TIC serait de … 5 ans !)

    A noter enfin ce sondage (très peu médiatisé…) réalisé en décembre 2011 par la Commission Européenne :
    61% des français (46% des européens) se disent opposés à l’immigration économique.


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    22 novembre 2011, par DELAGE Jean Louis

    Non monsieur Prédic, mon empathie pour les personnes concernées ainsi que mes engagements pour le développement ne sont pas virtuels mais bien réels et actuels. Ce qui nous divise est décidément profond. Vous me considérez de haut et cela ne vous grandi pas. J’ai bien du mal à comprendre ce qui vous anime et vous me faites des procès sur des arguments bien légers. Comme le ministre concerné, je n’ai pas l’impression que vous soyez animé par un grand soucis de l’autre. Je réitère mes propos de ce matin et souhaite que l’exclusion qui se met en place par tous ces dispositifs que je conteste ne nous conduise pas au pire. Je n’appartiens à aucune “communauté” et je m’en félicite car le communautarisme me dérange. Quand je vous lis, je me dis que décidément la France a bel et bien quitté le siècle des lumières et que nous sommes entrés dans une noirçeur inquiétante.Non, l’homme n’est pas une marchandise, nous sommes d’accord, ce que je vous dis, c’est que l’homme est moins bien “traité” que les marchandises. Mais je crois que je vais m’arréter là car nous ne parlons pas non plus du même monde, nous ne sommes plus dans un registre qui convient à un débat appaisé ! Juste un détail : Apprenez à connaître vos interlocuteur avant de porter un avis ou pire :…. un jugement !
    Cordialement quand même !
    Lien à consulter : Toujours le débat autour de la circulaire

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    22 novembre 2011, par DELAGE Jean Louis

    Bonjour Prédic et merci de votre commentaire.
    Je répond donc, car la tonalité de votre réponse me gène.Elle me gène, car en préambule,vous dites que mes remarques ont été prises en compte dans d’autres débats et forums de longue date.Doit-on considérer alors que la chose est jugée (réglée !) et qu’il ne faut point y revenir ? Ma naïveté partiale se fonde sur ma philosophie, un regard sur le monde que nous ne semblons pas partager, mais après tout cela nous permet d’échanger.Le débat contradictoire est enrichissant si chacun se respecte !
    Nous souffrons de la crise, chacun à notre façon,et souhaitons y trouver quelques remède. Je constate à vous lire (et à vous relire) qu’un présupposé conditionne vos avis étayés par des chiffres auquels vous me permettrez de ne donner qu’une valeur toute relative, même (etsurtout) s’ils sont officiels !. Vous semblez être animé par le “chacun chez sois” (pour moi,c’est d’accord,car si je voyage beaucoup,j’aime retourner chez moi !). Je vais là aussi réaffirmer quelque chose qui n’est pas nouveau mais qui n’a toujours pas trouvé de réponse portant progrès : “Les capitaux et les marchandises passent les frontières, s’installent,il n’en va pas de même pour les êtres humains qui connaissent des règles beaucoup plus contraignantes”
    Pour moi, la personne a plus d’importance que sa nationnalité. La diversité, (je viens de le dire pour nos points de vue) nous enrichi.Encore faut-il que l’on entende l’autre, fût-il étranger,immigré ou de passage. Ce que je reproche au projet Guéant, c’est précisément ce traitement à l’emporte pièce qui à terme ne solutionne rien, mais qui crée de nouveaux problèmes(ou ne fait que déplacer le problème). Je l’ai dit dans mon premier commentaire, c’est la fermeture affichée dans le texte et mise en œuvre avec zèle par l’administration qui est discutable, préjudiciable,injuste souvent.
    Pour moi, vos arguments sont recevables, mais je note quand même que les défenseurs du libéralisme économique sont beaucoup moins libéraux en ce qui concerne les échanges humains. Je vous accorde, en pousuivant votre raisonnement qu’il est impossible de permettre des concentrations de misère par des phénomènes migratoires incontrôlés. Il nous faut corrolairement agir pour améliorer l’équilibre du monde pou éviter que la richesse ne se regroupe (c’est actuellement plus aisé)en certains points du globe de façon très “libérale”. Dois -je rapeller la déclaration universelle des droits de l’homme ? Si un jeune quitte son pays pour se former, c’est qu’il ne trouve pas de réponse à son projet chez lui ! si le pays qui l’accueille lui offre une possibilité de développer son projet, je n’y vois aucun scandale !Si ce même jeune ne trouve pas de possibilité de se réaliser dans un retour,ne doit-on pas l’aider ? Et après tout quelle est la différence avec un natif ?. Si tous les pays du monde se replient comme nous, quel est la réalité à venir des échanges ? Cela aucun chiffre ne vous le dira vraiement. Et si cette fermeture c’était à terme l’explosion, la conflagration.L’histoire l’a maintes fois montré.Impossible de l’oublier !
    Vous l’avez compris, mon point de vue n’est pas de dire,un étranger vole un travail à un français (ce qui reste à démontrer !)Mais c’est plutôt de dire, comment pouvons nous nous entr’aider pour avancer vers une améliorations de nos conditions de vie plutôt que de rejeter la faute sur l’autre. Le monde a besoin de vous, de vos compétences et c’est innacceptable de nous en priver, mais cela est vrai pour tout le monde. Le drame de ce siècle est le replis sur soi, la bulle que chacun se construit àun moment ou nous avons tellement les moyens de nous ouvrir.
    OUI, j’affirme qu’une loi, une circulaire sont contestables, je n’en vaut pour preuve que les débats au parlement ou sur la toile. Oui ce qui se passe aujourd’hui autour du projet Guéant est à courte vue, car on y parle trop de chiffre et pas assez d’humain, d’avenir, de projet individuel et collectif. Oui je suis eun idéaliste, et c’est à 61 ans ce qui me tient en vie. Oui je souffre de la crise, mes enfants (une diplômée au chômage !), mon entourage aussi.Oui je porte et vous portez ausii une responsabilité dans cela ! Je tire de votre réponse des informations utiles et vous promet de m’en imprégner, de m’en servir.Je vous proposes que nous y réfléchissions ensemble et non l’un contre l’autre et sans condescendance !
    Merci de m’avoir lu jusqu’au bout et à bientôt je l’espère !

    Lien à consulter : A propos de la circulaire, une réponse plus générale !

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    22 novembre 2011, par Predic

    Je vous réponds aussi, bien que le temps me manque.
    1. J’ai dit que ces débats avaient déjà eu lieu car vous présentiez certains de vos arguments comme nouveaux.
    2. Effectivement, nous n’avons pas la même “philosophie”. Selon moi la solidarité qui s’exerce prioritairement vis à vis d’étrangers extra-eurpéens est fallacieuse tout autant que les illusions des amitiés virtuelles, bien pratiques pour n’appartenir en fait à aucune communauté, et signes de l’individualisme et du détachement contemporains. Il n’y a pas d’humanisme réel dans les affinités lointaines ou vis à vis des incarnations de ce qui est lointain, mais la seule satisfaction de désirs d’évasion et une empathie abstraite. Quand vous dites que pour vous, LA personne humaine est essentielle, permettez-moi de vous dire que vous vous mentez à vous-même.
    3. 3.1. Qui oserait encore dire que comme dans les interprétations de certaines théories managériales des années 1990, l’homme est la principale richesse de l’entreprise ? Non pas l’homme, mais le capital humain effectivement. Il s’agit de tout autre chose et de “capital” en particulier. Et quand vous justifiez ainsi la libre circulation des personnes en la mettant sur le même plan que celles des marchandises et des capitaux, vous affirmez bien justement que les personnes sont assimilables à des choses. Nous ne parlons pas en effet de circulation des personnes, mais avait tout de circulation des personnels.
    3.2. Vous vous méprenez d’ailleurs en séparant ces divers flux de choses car ce que vont chercher les capitaux dans les pays où ils trouvent par conséquent une rentabilité supérieure, ce sont justement des hommes. Délocalisations et immigration, professionnelle sont bien les deux faces d’un même processus du point de vue de la logique capitaliste. Dire que le “Le drame de ce siècle est le replis sur soi, la bulle que chacun se construit à un moment ou nous avons tellement les moyens de nous ouvrir” est un autre déni de réalité à la limite du comique. Vous oubliez juste un petit phénomène qui s’appelle la mondialisation et qui a tout envahi.
    4. Pour votre gouverne, sachez toutefois que j’ai aussi beaucoup voyagé et continue à le faire lorsque j’en ai l’occasion. Mais je ne vois pas le rapport avec le sujet, sinon que, puisque vous vous en prévalez, je dois vous avouer que j’ai toujours été frappé par la niaiserie des voyageurs que j’ai pu rencontrer au long de nombreuses années, qu’il s’agisse de routards ou de touristes, sachant que les 1ers sont devenus fort rares. Quant aux hommes d’affaires, ils défendent leurs intérêts.
    5. 5.1. Nous n’avons pas non plus la même philosophie à l’égard de l’appréhension du réel. Vous vous doutez bien qu’aucun gouvernement ne délivre spontanément les chiffres que j’ai exposés et que vous pouvez vérifier ou contredire si vous disposez d’autres données. Ils sont effectivement officiels, mais pas diffusés. Or, le déni de réalité constitue justement à mes yeux un travers grave, malheureusement trop courant dans les débats interdits sur l’immigration sous l’influence du “politiquement correct” qui est une idéologie étouffant la libre pensée avec son cortège de blablas et de phrases creuses : “ …la diversité nous enrichit…” (voir point 5.3).
    5.2. En relation avec l’empathie abstraite que j’évoquais ci-dessus, on peut aussi identifier grossièrement 3 niveaux de solidarité : la solidarité directe qui se réduit comme peau de chagrin dans les sociétés mondialisées, la solidarité institutionnelle passant par exemple par l’impôt, le vote etc…et la solidarité universelle et abstraite avec une implication personnelle décroissante.
    5.3. Comme la plupart de ceux qui pratiquent le déni de réalité, vous n’avez pas lu ou pas pris en compte ce que j’ai écrit dans mes messages précédents. C’est classique. Votre refus de considérer les chiffres en témoigne, de même que la répétition sur l’aide à ces pauvres jeunes étrangers, sans aucune considération pour vos concitoyens qui ont aussi besoin d’échapper à la pauvreté ou de développer des projets.
    Mais la réalité finit par nous rattraper. La faillite des pays européens que nous observons aujourd’hui est en partie liée aux comportements évoqués et à cette prédominance du détachement correspondant à l’empathie abstraite. Les dettes ont à la fois servi le besoin croissant de confort et à compenser le rejet des concitoyens (chômage, exclusion…).

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    22 novembre 2011, par Predic

    Suite de mon message :

    Les taux de chômage très élevés dans d’autres pays de l’UE, par exemple 22 % des jeunes au Royaume-uni (selon le taux généralement retenu en France et d’ailleurs proche), en espérant que vous acceptez d’entendre ceux mieux connus de l’Espagne, de l’Italie ou encore de la Grèce, sont aussi le fruit de politiques d’ouverture déraisonnables, ce qui a été clairement indiqué par le ministre britannique du travail, Duncan Smith, un phénomène aussi connu pour l’Espagne, ayant d’ailleurs commencé à renvoyer des travailleurs étrangers accueillis sans discernement quelques années plus tôt. Mais pas seulement en matière d’immigration. On ne peut indéfiniment persister dans les mêmes erreurs. La réduction du chômage est l’une des clés du redressement d’un pays et d’un continent dont vous ne mesurez peut-être pas l’ampleur des difficultés.

    Lien tronqué de mon précédent message : “Démagogie française et grandes écoles”, http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/societe/221129839/demagogie-francaise-et-grandes-ecoles
    Voir aussi commentaires et article de Colombo1 : “Flambée des frais de scolarité des grandes écoles de commerce”, http://commentaires.lesechos.fr/commentaires.php ?id=0201744503402, “La Tunisie a-t-elle choisi un mode de développement efficient ?”, http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/international/221135159/tunisie-a-t-elle-choisi-mode-developpement-efficient


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    21 novembre 2011, par DELAGE Jean Louis

    Bonjour…
    Je pense que dans l’article manque quelques remarques :
    - Concernant un commentaire récent stipulant la nécessité de rentrer dans leurs pays pour les étudaints diplômés, il ne faut pas oublier qu’un diplôme,dans quelque pays que ce soit, reste de peu de valeur s’il n’est pas validé par une vraie expérience professionnelle. Cette validation doit être en adéquation avec la formation reçue dans la culture du pays qui a formé.
    - La remarque ci dessus est incomplète si nous ne considérons pas que l’enrichissement doit avoir un necessaire “feed-back”. S’agissant des échanges internationnaux, les véritables “ambassadeurs” ainsi formés aideront grandement à développer les contacts de la France à l’étranger à un niveau trés pertinent qui est celui des acteurs de terrains de l’économie.
    - Ceci est aussi doublement justifié par le fait que la France a de toute façon investi dans les formations qu’ont reçu chez nous ces diplômés. Il serait totalement aberrant de ne pas recevoir en retour le fruit du travail (chez nous) de ces diplômés.
    Pour en finir(provisoirement) avec mes remarques, je constate avec bonheur que nombre d’étudiants étrangers diplômés ont une énergie, un dynamisme, une motivation qui font plaisir à voir. Le message que leur adresse cette circulaire, du moins dans son application actuelle est à l’opposé de ce que cela devrait être humainement, mais aussi économiquement. L’attitude (constatée) de l’administration(préfectures- DIRRECTE) est aujourd’hui plutôt catastrophique. Par exemple : - il est inadmissible que la DIRRECTE à Paris soit injoignable, quasi innaccessible sur le problème du changement de statut. Il est étonnant par ailleurs dee constater les grandes différences qu’il existe entre les préfectures quand à l’interprétation (et l’application) des la loi et de la circulaire en question !!!!!
    S’il faut donner du sens à tout cela, il est bien évident déjà qu’il faut sortir de la logique du chiffre et donner priorité aux aspects humains dont l’activité économique est une des composantes importante.

    Lien à consulter : circulaire Guéant enfin un débat sérieux !

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    21 novembre 2011, par Predic

    @Jean-Louis Delage :

    En fait, vos remarques ont été prises en compte dans d’autres débats et forums depuis très longtemps. Très honnêtement, vos manifestez une forme de naïveté partiale qui m’étonne.

    1. Vous avez raison sur le 1er point, mais il n’y a pas de raison que la 1re expérience professionnelle ne se déroule pas dans le pays d’origine ou un autre (à l’heure de la mondialisation), en fonction des besoins. Si elle ne peut se dérouler dans le pays d’origine, c’est que la formation est inadaptée et que le diplômé n’y reviendra jamais.
    Pourquoi seules les entreprises françaises offriraient-elles des stages au rabais qui font le désespoir de jeunes protestant contre ces conditions ? Peut-être y a-t-il mieux ailleurs, plus d’opportunités, comme au Brésil par exemple ?

    2. Je signale que la circulaire Guéant ne fait que corriger un peu la libéralisation de l’immigration professionnelle à l’œuvre de puis plusieurs années et je me permets de vous inviter à consulter les évolutions juridiques depuis 2006. En ce qui concerne les étudiants en particulier, depuis 2006 existe un statut d’“étudiant-stagiaire”, permettant d’entrer directement en stage sans avoir fait d’études en France. C’est d’ailleurs seulement depuis 2006 que les diplômés extra-européens peuvent être embauchés sans se voir opposer la situation de l’emploi, de même que les “jeunes professionnels” dans le cadre des accords bilatéraux.
    Mon précédent message indique aussi la très forte croissance du nombre d’étudiants extra-européens accueillis en France, régulière depuis 1999, sauf en 2004, mais très marquée à partir de 2005, qui crée un effet de ciseaux par rapport à l’accroissement du chômage.

    3. Théoriquement, les diplômés ainsi formés devraient effectivement contribuer à l’amélioration de la balance courante de la France, effectivement bien mal en point.
    3.1. Rares sont toutefois les acheteurs formés en France parmi les diplômés extra-européens. Bien sûr, s’il font des études qui les conduiront à occuper des postes de responsabilité dans leurs pays, ils seront en capacité de peser sur les décisions d’achat.
    3.2. Mais il est difficile d’établir une corrélation. En fait, les achats internationaux se font aujourd’hui sur bien d’autres bases que la langue, les affinités ou de bons souvenirs. Le business est devenu plus dur et rationnel. Voyez les scandales qui enterrent une certaine diplomatie économique.
    3.3. S’ils restent pour une 1re expérience, il n’y a pas de raison que les diplômés extra-européens repartent ensuite puisque la délivrance de visas de longue durée devient plus automatique. Il y a encore plus de raisons “humaines” de ne pas leur demander de se conformer aux conditions de retour théoriquement associées à cette 1re expérience.
    3.4. Les étudiants étrangers devraient en fait se voir proposer des formations complémentaires en création d’entreprise ou une option “développement” leur permettant de mieux appréhender les besoins de leurs pays. Mais s’ils créent des sociétés offshore comme cela arrive souvent, il est clair que l’objectif d’amélioration de la balance courante est retourné.
    3.5. il faut aussi bien voir que beaucoup de Français d’origine étrangère pourraient contribuer aux échanges internationaux de la France, mais cette possibilité est sous-exploitée, alors que certains parlent pourtant les langues correspondantes.

    4.
    4.1. Il est vrai que la France investit pour les étudiants étrangers, probablement plus de 3 Mrds€ en 2009, ce qui est significatif alors que des plans de réduction des dépenses sont engagés. Mais peut-être ne ressentez-vous même pas la crise ?
    4.2. Toutefois, je suis étonné que vous ne pensiez pas à étendre votre raisonnement à tous les diplômés français. Quel gâchis n’est-ce pas ? Ne sentez-vous pas une terrible contradiction entre le niveau de chômage en France dans un contexte d’abondance de main d’œuvre et votre appel à augmenter cette pression concurrentielle ?
    Je me permets de rappeler que la France a l’un des taux de chômage des diplômés le plus élevé de l’OCDE (cf. http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/societe/221129839/demagogie-francaise-et-grandes-ecoles ).
    Imaginez qu’en 2005, le nombre de créations nettes de postes de cadres a été négatif (173 000 sorties – 171 000 recrutements), alors que les entrées à caractère permanent de ressortissants de pays tiers au statut de techniciens, agents de maîtrise, cadres et ingénieurs + cadres de haut niveau étaient “positives” (2005 : 4221…2008 : 10 937, 2009 : 8994 ; données SOPEMI 2010). 4.3. Je comprends votre compassion vis à vis des diplômés étrangers, mais pas du tout votre indifférence au sort de vos compatriotes, qui recèle implicitement une très grande violence.


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    18 novembre 2011, par Predic

    Je ne suis pas d’accord avec le MUNCI sur ce changement de position ou tout au moins cette évolution pour des raisons de cohérence.
    1. D’abord, il n’y a pas que le secteur informatique qui est concerné alors que l’augmentation des flux d’entrée d’étudiants étrangers extra-européens a été de 47 % depuis 2005 (45 000), se poursuivant depuis 2008 (66 000 en 2010) malgré la crise, ce que confirment les déclarations des ministres cités à propos des embauches. Les diplômés étrangers entrent évidemment en concurrence avec les jeunes diplômés français en particulier, et d’ailleurs aussi en amont dès lors que la politique des grandes écoles en particulier vise explicitement à internationaliser leurs recrutements. Il est aussi difficile d’imaginer que les jeunes français soient systématiquement positionnés dans des filières où il y a abondance de personnels et les extra-européens dans celles en pénurie.
    2. En ce qui concerne le secteur informatique, on sait très bien que le chômage ou l’éviction affecte surtout les plus de 40 ans et le MUNCI s’en fait régulièrement l’écho. On sait aussi très bien qu’il n’y a pas de postes réservés à des jeunes et des postes pour les seniors. Cela, c’est une fiction du passé.
    3. Les jeunes diplômés constituant une bonne part des recrutements extra-européens dans le secteur informatique, limiter la circulaire Guéant aux professionnels immigrés sans changement de statut étudiant-salarié revient à l’annuler pour ce secteur.
    4. Alors que le SYNTEC annonce lui-même de faibles perspective de croissance pour 2012, ce n’est certainement pas le moment de restreindre le champ de cette circulaire.
    5. Si l’on sait que l’afflux de diplômés de tous niveaux est extrêmement rapide en cas de libéralisation, l’analyse des perspectives à plus long terme n’est pas si importante, sauf si l’on se soucie du sort des salariés. Or, s’il ne fait pas de doute que “tout sera numérique”, un certain nombre d’évolutions comme le cloud et la familiarisation croissante des utilisateurs avec les outils informatiques suggèrent que le besoin de personnels spécialisés pourrait se réduire.

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